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On ne badine pas avec l'amour

Alfred de Musset


 

Parler d’amour, d’accord mais d’amour tendre alors ?

L’histoire d’amour passionné entre Alfred de Musset et George Sand commence un bel été de 1833 et s’achève au printemps 1835. C’est en 1834, au beau milieu de leur sulfureuse relation, qu’entre ruptures orageuses et fatale attraction, Alfred de Musset écrit On ne badine pas avec l’amour. Il a vingt-quatre ans et entame l’écriture d’une pièce en vers qu’il intitule Camille et Perdican. Pour répondre à son éditeur qui lui commande une comédie, Musset insère dans la trame des scènes en prose, avec des personnages légers et burlesques, mais le drame s’est insinué : on le sent monter lentement, à pas feutrés, pour éclater soudain dans la catastrophe finale.

L’histoire de On ne badine avec l’amour commence au moment où elle devrait se conclure. Camille et Perdican sont promis l’un à l’autre depuis leur enfance et leur mariage est une affaire entendue depuis longtemps. Le moment des retrouvailles est enfin venu, mais les chemins de Camille et Perdican se sont écartés. Ils ne sont plus les enfants qu’ils étaient. Ils ne sont pas non plus complètement des adultes. Ils ont 18 et 21 ans et sont entraînés l’un par l’autre dans une spirale où l’amour devient le sujet de leurs joutes verbales. Quelle est la valeur de l’amour et du mariage s’ils ne doivent durer que le temps d’un été ? Comment s’assurer d’aimer et d’être aimé pour toujours et à jamais?

Et voici Rosette, la jeune et pétillante campagnarde, qui entre en jeu, comme la troisième roue de la charrette, dans cette valse des sentiments qui s’exécute à deux. L’amour n’est pas une bagatelle. On ne badine pas avec lui.

Les proches de Camille et Perdican assistent à la discorde des tourtereaux, médusés et désemparés. Ils forment autour d’eux un choeur tantôt musical, tantôt burlesque interprété par Benoît Verhaert et par Vincent Raoult ou Stéphane Pirard.

Lormelle Merdrignac, Julie Lenain, Céline Peret alternent les rôles de Camille et de Rosette, face à Samuel Seynave en Perdican. Est-ce pour signifier que si l’amour n’a pas d’âge, il n’a pas non plus qu’un visage ?